RevuePresse20080203

Un article de April MediaWiki.

Sommaire

[modifier] Revue de Presse de la semaine jusqu'au dimanche 3 février 2008 :


[modifier] Microsoft offre 44,6 milliards de dollars pour racheter Yahoo

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34145642%407-37,0.html http://www.lesechos.fr/info/comm/300238776.htm http://afp.google.com/article/ALeqM5js4TavN1NllGllXJOnzp4g7opZVA

Cette acquisition doit lui permettre de s'aligner face à Google, de capter les réseaux sociaux qui ont échappé à msn (messagerie, flickr,...), et de reprendre la main sur un secteur qui s'est transformé. Le grand public trouvera son compte dans la compatibilité des logiciels de messagerie instantanée qui n'auront plus de raison de se concurencer. Microsoft se prépare depuis longtemps à changer son activité. Le rapprochement avec Dell, qui a conduit ces jours-ci Microsoft à fournir du logiciel libre à Renault, va aussi dans ce sens. Pourrait-on imaginer les conséquences d'autres acquisition plus proches du libre, comme de Canonical par exemple? L'entreprise Microsoft sait changer d'attitude en fonction de ses intérêts, reprendre le libre à son compte ne serait pas inconcevable. Bill Gates, à Paris, disait chez Delanoë "Nous sommes prêts à accueillir toutes les autres sociétés de logiciels libres." selon les Echos ou que "les PC pouvaient exécuter des logiciels autres que ceux de Microsoft, dont beaucoup en Open Source." selon l'Express2, ou encore devant un parterre de patrons français admiratifs pour sa capacité à créer du monopole, "Celui qui s'apprête à devenir un philanthrope à temps plein a insisté sur la nécessité de mobiliser les entreprises pour que «  les innovations soient utiles au plus grand nombre, à ceux qui ont le plus besoin d'améliorer leurs conditions de vie»."3 1 http://www.lesechos.fr/info/hightec/4679774.htm 2 http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=141764 3 http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/01/30/04011-20080130ARTFIG00315-la-tournee-d-adieu-de-bill-gates-a-paris-.php


[modifier] La gendarmerie française met Windows au trou

LExpansion.com du 31 janvier 2008

http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=141908

Après avoir adopté OpenOffice.org et Firefox, la gendarmerie française a décidé de migrer ses 70.000 postes sous Linux. Un camouflet pour le Windows de Microsoft, abandonné pour des questions d'indépendance, de sécurité et de coût.

Bill Gates a bien fait de ne pas s’attarder en France. Mercredi, au lendemain d’une visite marathon à Paris du co-fondateur de Microsoft, la gendarmerie française a annoncé son intention d’abandonner Windows XP sur ses 70.000 ordinateurs, au profit de Linux. Elle devient ainsi l’une des plus grosses administrations dans le monde à passer au système d’exploitation libre. Et certainement la plus importante en France. L’Assemblée nationale l’a seulement devancée de quelques mois, en annonçant sa migration sous Linux, mais de 1200 postes seulement, en 2007.

Cette fois, la migration est d’une toute autre ampleur. Quelque peu attendue, elle a été préparée par le remplacement en 2005 de la suite bureautique Microsoft Office par son équivalent libre, OpenOffice.org, puis d’Internet Explorer et d’Outlook par le couple Firefox et Thunderbird. Aujourd’hui, ces migrations sont achevées. « En 2004, nous devions acheter 13.000 licences de suites bureautiques pour nos PC. Depuis trois ans, nous n’en avons acquis que 27 », explique le colonel Nicolas Geraud, adjoint à la direction informatique de la gendarmerie nationale, lors présent au salon Solutions Linux qui se tient à Paris les 29, 30 et 31 janvier.

Concrètement, les PC de la gendarmerie vont adopter une distribution d’Ubuntu, également préférée par l’Assemblée nationale, ce qui avait d’ailleurs provoqué la colère du français Mandriva à l’époque. Les responsables du projet justifient ce choix par un esprit de continuité, puisque des serveurs fonctionnent déjà sous Debian, dont est dérivé Ubuntu. Linux sera installé d’office sur toutes les nouvelles machines. « Cette année, nous prévoyons en changer 5000 à 8000 vers Ubuntu et ensuite 12.000 à 15.000 durant les quatre prochaines années pour que tous les ordinateurs utilisent le système d’exploitation Linux en 2013-2014 », détaille Nicolas Geraud.

Au cours de cette annonce, la gendarmerie a tenu à réaffirmer sa « confiance dans le modèle des logiciels libres » et avancé trois explications à son choix de Linux. L’économie annuelle de sept millions d’euros n’y a d’ailleurs été évoquée qu’en dernier. Avant cela, c’est la diversité, pour ne pas dépendre que d’un seul fournisseur – Microsoft en l’occurrence – et l’indépendance, pour avoir un meilleur contrôle sur la sécurité, qui ont fait la différence. D’autant que Linux est désormais considéré comme une offre « mature », dont l'interface est « en avance sur ce proposent actuellement les autres systèmes d’exploitation du marché pour un usage professionnel ».


[modifier] Réflexion au ministère de la Défense

DLFP - http://linuxfr.org/2008/02/02/23644.html

Lors de la conférence Adèle, l'annonce de la migration de la gendarmerie sous GNU/Linux Ubuntu a focalisé l'attention. La presse informatique s'en fait très largement l'écho, notamment Bertrand Lemaire, de célèbres bloggeurs, Tristan Nitot par exemple, mais également la presse économique (L'Expansion) et généraliste (Le Point, ou France Info).
Cette annonce ne doit pas occulter une autre communication faite lors de cette conférence par Thierry Leblond, sous-directeur architecture ingénierie de la direction générale des systèmes d'information et de communication du ministère de la Défense. En effet, ce dernier a annoncé :

  • La recommandation de Thunderbird comme client de messagerie (200 000 postes potentiels) et de Postfix comme serveur mail
  • La prolongation du moratoire sur Microsoft Vista jusqu'en juin 2009
  • L'obligation d'indépendance des nouvelles applications vis-à-vis du système d'exploitation.



[modifier] La gendarmerie migrera 70.000 postes sous Linux d'ici 2013

Le Monde Informatique, édition en ligne du 31/01/2008

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-la-gendarmerie-migrera-70-000-postes-sous-linux-d-ici-2013-25221.html

A l'occasion du salon Solutions Linux, le colonel Nicolas Géraud, adjoint au sous-directeur des télécommunications et de l'informatique de la Gendarmerie Nationale, a annoncé hier que la totalité du parc des postes de travail de la Gendarmerie Nationale, soit 70 000 machines réparties sur 4300 sites, allait migrer sur Linux, au fil des renouvellements de matériel.

Plus d'informations sur http://www.cio-online.com/actualites/lire-gendarmerie--la-migration-de-70-000-postes-sous-linux-est-pour-nous-un-non-evenement-1114-page-1.html et sur http://linuxfr.org/2008/01/30/23626.html


[modifier] Brevets et open source : Trend Micro s'en prend à Barracuda Networks

Matt Asay, publié le 30 janvier 2008 Tags: Open source, Juridique, Propriété intellectuelle

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39377960,00.htm

Business - Barracuda Networks est la cible de l’éditeur de produits de sécurité pour avoir adopté, comme des millions d’entreprises, la solution open source ClamAV, qui enfreint un brevet de Trend Micro. La communauté open source se mobilise.

La communauté open source est à nouveau secouée par une affaire de brevets logiciels. L'éditeur leader de produits de sécurité Trend Micro (grand public et professionnels) a entamé une procédure contre Barracuda Networks, spécialiste de ces solutions (pour professionnels), pour violation d'un de ses brevets. Au coeur du conflit, ClamAV, un antivirus libre et open source, très populaire, que Barracuda utilise pour son usage interne. Or ses logiciels Spam Firewall et Web Filter en seraient largement inspirés, estime Trend, alors même que ClamAV enfreint son brevet.

De son côté, Barracuda explique que comme nombre d'entreprises, il se contente de télécharger le logiciel (racheté l'an dernier par l'américain Sourcefire) et ses mises à jour sur la plate-forme Sourceforge. L'affaire a commencé en septembre 2006, quand Trend Micro a réclamé des royalties à Barracuda pour l'usage de son brevet (n° 5623600), obtenu fin 1995. Celui-ci décrit une technique d'analyse des données transitant au niveau d'un firewall. Après des argumentations restées vaines, Barracuda Networks a demandé à une cour fédérale d'établir que le brevet n'a pas été violé, et surtout qu'il est invalide. Trend a répliqué en déposant une demande auprès de l'International Trade Commission (ITC), mettant automatiquement en attente celle de Barracuda.

Une technologie utilisée partout

« Trend Micro semble demander une interprétation du brevet qui lui donnerait des droits exclusifs sur le travail de détection effectué par un antivirus, au niveau de la passerelle réseau », explique Dean Drako, P-DG de Barracuda Networks. « Cette recherche est pourtant une technique courante et évidente utilisée par la plupart des entreprises dans le monde entier. » Trend Micro pourrait donc potentiellement attaquer les propriétaires de millions d'installations ClamAV actives.

« Les attaques de Trend Micro sont clairement portées contre les logiciels libres et open source, et leurs utilisateurs, au-delà de Barracuda Networks », ajoute Justin Mason, vice-président de l'Apache Software Foundation. « Le brevet couvre une méthode simple, évidente pour tous ceux qui l'utilisaient à l'époque de sa rédaction. Il doit donc être rendu caduc dès que possible. »

Barracuda a lancé un appel à la mobilisation afin que de telles plaintes n'aient plus cours. Il réclame le plus grand nombre de documents possible pour l'aider à prouver que les technologies revendiquées par Trend Micro étaient largement utilisées avant le dépôt du brevet.

Une perte pour la clientèle et pour l'innovation

Pour la communauté, Trend Micro cherche simplement à monétiser son portefeuille de brevets. Reste que l'affaire pourrait avoir des répercussions sur le secteur du logiciel, car l'usage d'une base open source permet à Barracuda de proposer des produits de sécurité à prix serrés. Jusqu'à dix fois moins cher parfois que ceux des concurrents, propriétaires.

Trend Micro chercherait-il donc à faire augmenter les prix ? Si ClamAV, déployé plus d'un million de fois, disparaît du marché, plus de cent millions de PC seront sans protection ou moins armés. Barracuda compte parmi ses clients des écoles et bibliothèques, qui ne peuvent pas s'offrir des solutions propriétaires. Il prévient, par ailleurs, que Trend Micro risque de nuire à l'utilisateur final car l'innovation dans le domaine des antivirus et antispam est majoritairement issue de la sphère open source.

Reste que les actions de Trend Micro montrent encore la fragilité des projets open source face à la menace des brevets. D'éminentes figures de la communauté affichent déjà leur soutien, tel Eben Moglen, directeur du centre juridique Software Freedom Law Center, qui veille à « protéger et faire avancer les logiciels libres et open source ».

« La défense collective face aux brevets logiciels est une responsabilité commune pour l'écosystème des logiciels libres », ajoute-t-il. « Nous ferons tout pour aider ceux qui promeuvent les logiciels libres à résister à de tels abus en matière de brevets. »



[modifier] Windows Vista « manque de maturité » selon le ministère de la Défense

La rédaction, publié le 30 janvier 2008 Tags: Windows Vista, Linux, Système d'exploitation

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39377970,00.htm

Les responsables des systèmes d'information du ministère de la Défense n'envisagent pas d'adopter Windows Vista à court terme. Ils ont ouvert un moratoire jusqu'en juin 2009 pour se donner le temps de la réflexion avant de migrer les 200 000 postes du ministère sous le dernier OS de Microsoft.

Une information donnée ce matin au salon Solutions Linux (29-31 janvier CNIT Paris-la-Défense). « Ce n'est pas un désaveu vis-à-vis de Microsoft, car Windows XP est largement déployé chez nous », a tenu à préciser Thierry Leblond de la DGSIC (*), direction chargée d'élaborer la politique du ministère en matière de systèmes d'information.

La DGSIC estime simplement que Windows Vista « manque de maturité » et qu'il « n'y a pas encore assez de retours d'expériences du monde de l'entreprise », à l'inverse de Linux. Ce qui explique que la DGSCI a validé le passage de la gendarmerie à Ubuntu sur ses 70 000 postes clients. Des validations similaires pourraient intervenir dans d'autres corps d'armée. Outre Ubuntu, le système Mandriva fait parti des OS recommandés par la DGSIC.

(*) Direction générale des systèmes d'information et de communication.

Par La rédaction, ZDNet France


[modifier] Open source : le consortium américain OSA s'ouvre à l'Europe

la rédaction, publié le 30 janvier 2008 Tags: Open source, Technologie, Entreprise

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39377979,00.htm

La montée du logiciel libre en Europe n'a pas échappé au consortium américain Open Solutions Alliance (OSA), dont les membres sont des éditeurs travaillant à l'interopérabilité de leurs logiciels open source. À l'instar d'Ingre et d'Unisys, tous proposent des applications pour entreprises pour lesquelles l'interopérabilité est essentielle.

« On voit éclore plus de projets open source en Europe que dans le monde tout entier », explique Bertrand Diard, P-DG de la société Talend, membre de l'OSA. Or « quand nous avons créé l'OSA, avec une dimension mondiale, les États-Unis étaient le principal foyer d'activité », constate Dominic Sartorio, président d'OSA et directeur au sein de la SSII SpikeSource.

« Nous avons été contactés il y a deux mois par plusieurs entreprises européennes, qui envisageaient de créer un groupe comme le nôtre, mais dédié à l'Europe », ajoute-t-il. L'année 2007 a vu en France une croissance de 66 % des dépenses totales en services et produits open source, totalisant 730 millions d'euros selon les analystes de Pierre Audoin Consultants.

Créée il y a un an, l'OSA compte déjà des membres européens : Onepoint, Openbravo, Redmayne-Bentley Stockbrokers and Talend, qui devraient être rejoints par d'autres. Le consortium prévoit par la suite de s'intéresser aux marchés asiatique et d'Amérique Latine, où les logiciels libres progressent. Par la rédaction, ZDNet France



[modifier] PC Linux : les grands constructeurs s'y mettent

Par Christophe Guillemin ZDNet France, publié le 29 janvier 2008

Tags: Linux, PC, Portables

http://www.zdnet.fr/galerie-image/0,50018840,39377909,00.htm

Technologie - À l'occasion du salon Solutions Linux (29 au 31 janvier à Paris), ZDNet.fr dresse le catalogue des PC Linux commercialisés par de grands constructeurs. De Lenovo à Dell en passant par Asus, ils intègrent des OS Ubuntu, Suse Linux ou Xandros.


[modifier] Jean-Noël de Galzain (Wallix) : "Le logiciel libre efface la monétisation complexe des licences"

http://www.journaldunet.com/solutions/intranet-extranet/actualite/08/0129-3q-wallix.shtml

29/01/2008

Co-auteur d'un livre orange sur les modèles économiques du logiciel libre, édité par l'April, le dirigeant de Wallix s'exprime sur la diversité des options de monétisation qui s'offrent aux entreprises du secteur.

Pour qui est fait ce livre orange intitulé "Les modèles économiques du logiciel libre, Cartographie et analyse du marché" ? Ce document est destiné aux personnes qui s'intéressent d'un point de vue personnel aux logiciels libres. Il est également destiné aux clients qui utilisent des logiciels libres, aux investisseurs qui veulent connaître les acteurs du logiciel libre.

L'idée de ce livre, loin d'avoir un cheminement idéologique ou de présenter de grandes stratégies, c'est d'être précis en axant sur le Libre et son écosystème. Nous nous sommes avant tout attachés à montrer quelle pouvait être la création de valeur liée aux logiciels libres. Surtout, une grande partie du travail a été effectuée avec l'April. L'expertise de cette association a porté sur la terminologie des logiciels libres, un préalable indispensable pour bien fixer les différents éléments qui régissent le monde du Libre.

Pourquoi y a-t-il différents modèles de développement économiques du logiciel libre ?

Les premiers acteurs qui ont utilisé les logiciels libres l'ont fait pour éviter les coûts et la complexité juridique des logiciels propriétaires. Beaucoup de sociétés utilisent aujourd'hui des logiciels libres pour l'Internet, les CMS, ou encore la gestion de leurs bases de données.

La complexification des projets a rendu possible des modèles économiques basés sur l'hybridation par exemple. Des projets se sont structurés en sociétés, en offres de services, en offres de souscription. En fait, on trouve différents modèles économiques liés aux logiciels libres, des modèles qui se construisent en fonction des activités des sociétés qui proposent des projets incluant des logiciels libres.

"Un utilisateur ne choisit pas le logiciel libre parce qu'il est libre"

On trouve des modèles qui se construisent autour du métier de l'édition de logiciel, avec des principes de licence double par exemple, de licence décalée. On trouve aussi des acteurs qui se basent plus sur des activités de conseil que d'édition. Enfin, des modèles se basent sur la distribution, comme le fait aujourd'hui Mandriva, ou encore sur des technologies comme l'ASP ou le SaaS.

Justement, comment un modèle économique tel que le SaaS, Software as a Service, est-il compatible avec le Libre ?

Chez Wallix, nous avons une offre SaaS sur notre offre de messagerie hébergée. Nous facturons en proposant un loyer à nos clients qui prend en compte la quantité de données hébergée, le niveau de service, la bande passante utilisée... C'est un modèle qui marche très bien. Au quatrième trimestre 2007, 50% de notre chiffre d'affaires a été réalisé sur le SaaS.

Au niveau des clients, on peut dire aujourd'hui que ceux-ci orientent leur choix vers le modèle SaaS le font pour trois raisons.

D'une part, grâce au Libre, il n'y a pas de comptage des licences. La monétisation complexe des licences Oracle ou Microsoft n'existe plus. D'autre part, l'interopérabilité des logiciels libres permet une adaptation facile entre les différents logiciels. L'interconnexion est plus simple, sans API propriétaire. Enfin, il faut dire que les plates-formes de solutions libres ont la capacité à s'adapter aux besoins très spécifiques des clients. Toutefois, il faut préciser que si le SaaS favorise le logiciel libre, le logiciel libre ne bénéficiera pleinement du SaaS que s'il arrive à concurrencer les offres propriétaires en termes de qualité. Un utilisateur ne choisit pas le logiciel libre parce qu'il est libre. Il compte avant tout sur le prix et les conditions d'usage.

Guillaume SERRIES, JDN Solutions



[modifier] Vista enregistre un bilan contrasté en France

http://www.lesechos.fr/journal20080130/lec2_technologies_de_l_information/4679878.htm?xtor=EPR-1000

[ 30/01/08 ]

Le logiciel phare de Microsoft a atteint ses objectifs sur le marché grand public, mais reste à la peine dans les entreprises. Sous pression, la filiale française est en retard sur ses objectifs de chiffre d'affaires annuel.

Un an après le lancement de la version grand public de Windows Vista, Microsoft France dresse un bilan satisfaisant de son adoption dans l'Hexagone. La filiale hexagonale du géant américain, qui pèse environ 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, estime vendre 400.000 PC équipés de Vista chaque mois et annonce le déploiement en entreprise de 2 millions de postes équipés de Vista dans les 12 à 18 mois à venir. *« Nous sommes au-dessus de nos objectifs tant chez les professionnels que chez les particuliers »,* souligne Laurent Delaporte, directeur adjoint de Microsoft France. Les grandes enseignes de distribution ont proposé des PC équipés du prédécesseur de Vista, Windows XP, jusqu'à l'automne. Mais, depuis trois mois, le logiciel représente 98 % des ventes de PC Windows au grand public, selon l'éditeur.

Interrogés, les analystes affichent toutefois des avis plus nuancés. *« Dans le grand public, Vista marche bien grâce aux achats d'ordinateurs, mais les remontées sont décevantes sur le marché professionnel »,* estime Mathieu Poujol, analyste chez Pierre Audoin Consultants. *« Vista semble avoir du mal à convaincre »,* juge également le cabinet d'études XiTi. Selon ce dernier, le système d'exploitation de Microsoft représente désormais 11,57 % des connexions aux sites Web francophones. En dépit de son arrivée, la part des connexions Internet réalisées à partir de systèmes Windows a reculé de 0,5 point en six mois au profit de Mac OS et de Linux. Pour autant, elle reste écrasante (94,96 %) et il est difficile de comparer l'adoption de Vista à celle de Windows XP. Aujourd'hui, le parc installé de PC compte 31 millions de machines en France, dont 18 millions chez les particuliers, ce qui favorise son inertie.

Filiale française sous pression

Ce bilan mitigé n'a pas dû jouer en faveur des dirigeants de la filiale française, à l'occasion de la traditionnelle revue des résultats du mois de janvier. Selon nos informations, Microsoft France est en retard sur ses objectifs de milieu d'année, pénalisé notamment par ses résultats sur le segment des consoles. Le directeur opérationnel du groupe, Kevin Turner, a mis une forte pression sur le management. *« Les performances de la filiale française sont en ligne avec les résultats mondiaux,* dément Laurent Delaporte. *Ces rencontres sont l'occasion de discussions viriles et le siège a une énorme confiance vis-à-vis du management français. »*

Plutôt bien vu en interne, le patron de Microsoft France, Eric Boustouller, devrait probablement changer de fonctions à l'issue de ses trois ans à la tête de la filiale, un processus traditionnel chez le géant américain. Son successeur pourrait être un Français basé à l'étranger. En interne, les paris sont déjà lancés.

EMMANUEL GRASLAND


[modifier] Piratage : victoire des fournisseurs d'accès sur les ayants droit

http://www.lesechos.fr/journal20080130/lec2_communication/4679951.htm?xtor=EPR-1000

[ 30/01/08 ]

« Le droit communautaire n'impose pas aux Etats membres l'obligation, pour protéger le droit d'auteur, de divulguer des données à caractère personnel dans le cadre d'une procédure civile », a estimé hier la Cour de justice des Communautés européennes. Elle se prononçait sur une plainte déposée par la société d'éditeurs et de producteurs de musique espagnole Promusicae contre le fournisseur d'accès à Internet Telefónica. Promusicae demandait à Telefónica de lui communiquer les noms d'utilisateurs du service Kazaa pour les attaquer au civil. Mais Telefónica avait refusé, arguant qu'il ne s'agissait pas d'une procédure pénale. La protection des droits d'auteur « ne doit pas porter préjudice aux exigences liées à la protection des données à caractère personnel », a estimé le tribunal de Luxembourg.


[modifier] «Internet pour les filles»

Ateliers d’informatique “Internet pour les filles”

http://www.informatica08.ch/fr/events/internetfilles.html

Âge: 10-13 ans (2x2 sessions(matin et après-midi) de 12 semaines/an, 2 heures/semaine, 200 jeunes filles suivront ces ateliers en 2008)

Afin d’augmenter l’intérêt des jeunes filles pour les branches des technologies de l’information et de la communication, des ateliers intitulés «Internet pour les filles» sont organisés.

A la fin de chaque session de 12 semaines des attestations seront délivrées aux jeunes filles lors d’une cérémonie à laquelle les parents participeront.

Afin d’encourager les jeunes filles de s’aventurer plus en avant dans les domaines des TIC, depuis octobre 2003 les ateliers «Internet pour les filles» pour les jeunes filles de 10 à 13 ans sont organisés par le Bureau de l’égalité des chances de l’EPFL. Ces ateliers qui avaient été prévus au départ pour 40 jeunes filles par session ont été tout de suite dédoublés pour pouvoir répondre à la demande et actuellement 100 jeunes filles par session fréquentent ces ateliers. Le but de ces ateliers est d’encourager les jeunes filles à prendre confiance en elle-même tout en abordant le domaine des technologies de l’information en toute sécurité et en obtenant une expérience pratique dans le domaine des TIC. En parallèle les étudiantes et étudiants en Informatique qui les encadrent leur transmette leurs passion d’informatique.et elles ont ainsi des modèles de personnes ayant choisi les branches TIC. Ces modèles contredisent évidemment des stéréotypes et des clichés auxquels elles ont été probablement confrontées. La durée des cours est de 12 semaines, 2 heures par semaine, le samedi, le matin ou l’après-midi. A la fin des cours les jeunes filles auront construit leur propre site web.

Depuis le début des cours 780 jeunes filles l’ont suivi. Elles sont extrêmement contentes et le taux de désistement au cours des 12 semaines et de 1%. Les parents sont très satisfaits et un dialogue très positif avec eux, ainsi qu’avec les enseignant-e-s est établi.


[modifier] Microsoft et Paris signent un « partenariat numérique »

Bill Gates a signé aujourd'hui avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, un accord intégrant accompagnement de start-up et retour à l'emploi pour informaticiens en difficulté. Philippe Crouzillacq, 01net., le 29/01/2008 à 19h05

http://www.01net.com/editorial/370769/microsoft-et-paris-signent-un-partenariat-numerique-/

Cela tient presque de la tradition. Tous les ans, à la même époque, après quelques jours passés au World Economic Forum de Davos (Suisse), Bill Gates fait escale dans l'Hexagone. En 2007, le cofondateur de Microsoft était venu « soutenir le tissu économique lyonnais ». Ce matin, il était à Paris, pour signer un « partenariat numérique » avec le maire de la Capitale, Bertrand Delanoë. Un document axé autour de trois pôles majeurs : la solidarité, l'accompagnement de start-up et la création d'un « centre sportif numérique » en 2009 à la Porte de Montreuil.

Tout d'abord, le volet social. La Ville de Paris et Microsoft s'associent autour d'un projet symbolique : le retour à l'emploi, dès la première année du programme, d'une centaine de personnes (120, exactement) au chômage. Cette initiative devrait concerner des jeunes (de niveau bac) en difficulté auxquels il sera proposé des débouchés dans le secteur de la maintenance informatique, ainsi que des informaticiens en rupture professionnelle et allocataires du RMI. En pratique, Microsoft s'impliquera dans la formation (avec ses centres de formation agréés) et dans le placement des candidats en entreprise. Création d'un « centre sportif numérique »

L'éditeur s'engage également à former en informatique des animateurs de centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) gérés par la collectivité parisienne. Une démarche pas toujours bien accueillie par les élus de la Ville, qui voient sous le couvert humanitaire une façon pour Microsoft de faire de l'entrisme dans la collectivité.

S'agissant de ces populations en difficulté, Jérôme Relinger, adjoint (PCF) au maire du 13e arrondissement estime que l'initiative de Microsoft revient à créer « une dépendance technologique vis-à-vis des primo-accédants à l'informatique. Ce qui est scandaleux ».

Interrogé sur le sujet à l'occasion de la conférence de presse de présentation, Bill Gates estime que « cet accord passé avec la Ville de Paris est positif et qu'il n'exclut personne ». Quant au maire, Bertrand Delanoë, il affirme conserver « une totale indépendance dans ses orientations ». Comme il s'y était engagé avec Lyon, Bill Gates a également décidé d'investir dans l'accompagnement de start-up sur Paris. Dès la première année, ce sont ainsi 40 entreprises qui bénéficieront d'un « suivi personnalisé » de la part de l'éditeur de logiciels - dont la mise à disposition de « journées d'experts » pour les entreprises des pépinières parisiennes au Microsoft Technology Center.

Le « partenariat numérique » signé aujourd'hui comporte aussi un volet « sportif », qu'il serait plus juste de rattacher à l'aspect sportif du jeu vidéo (Xbox aidant). A l'horizon 2009, le quartier de la Porte de Montreuil se verra doter d'un « centre sportif numérique », une structure mêlant activités physiques et virtuelles avec une dimension éducative (comportement, santé, connaissances des nouvelles technologies). En pratique, ce lieu proposera aux jeunes une expérience des jeux vidéo « moins solitaire », précise la Ville de paris dans un communiqué. Une bénédiction pour Microsoft, créateur de la console Xbox et qui « contribuera à la réalisation de cet espace numérique ».

« Un partenariat triplement néfaste »

Dans un communiqué, un collectif d'élus de la Capitale et de SSLL (société de services en logiciels libres) dénoncent ce qu'ils appellent la « capitulation numérique » de Paris. Selon eux, cet accord est une « mauvaise nouvelle » en ce qu'il « tourne le dos à l'innovation », délaissant les exemples des villes (Rennes, Vienne, Munich) ou des pays entiers (Italie, Chine, Brésil, Japon, Finlande...) qui font le choix du logiciel libre.

De plus, insistent les signataires, le partenariat signé ce jour entretient « une dépendance artificielle des utilisateurs par rapport à Microsoft », alors même qu'il est tout à fait possible de former et d'initier à l'informatique sans passer par le numéro un mondial du logiciel. Dans le 13e arrondissement, un EPN (espaces public numérique) entièrement dédié aux logiciels libres a ainsi accueilli près de 25 000 personnes en trois ans.

Enfin, le communiqué souligne que, au cours de la mandature qui s'achève, Paris qui avait engagé une réflexion sur la migration vers le logiciel libre n'a rien ou peu fait en la matière. « Les 17 000 postes clients de la collectivité fonctionnent encore avec Windows », explique Jérôme Relinger (adjoint PCF au maire du 13e arrondissement).


[modifier] Bertrand Delanoë et Bill Gates signent un partenariat numérique pour Paris

Christophe Guillemin, publié le 29 janvier 2008 Tags: Logistique, Linux, Politique, Emploi

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39377921,00.htm

Technologie - L’accord prévoit un soutien logistique aux start-up de la capitale et un programme d'aide au retour à l’emploi qui doit proposer des formations aux métiers de l’informatique à des jeunes Parisiens.

Après Barcelone, Manchester, Birmingham et Lyon, Microsoft a conclu un « partenariat numérique » avec Paris pour accompagner le développement des projets numériques de la capitale. Un partenariat signé aujourd'hui à l'Hôtel de Ville par Bertrand Delanoë et Bill Gates. C'est un accord à la fois « économique pour aider des start-up et stimuler la croissance, et social afin de permettre à des personnes sans emploi d'accéder aux technologies », a déclaré le cofondateur de Microsoft, selon l'AFP, sans en révéler le montant.

Le premier volet porte sur le soutien de jeunes pousses parisiennes. « Nous allons désormais, chaque année, épauler quarante start-up, dans le domaine en particulier du design numérique et des éco-activités » a indiqué Bertrand Delanoë. Concrètement, la Ville de Paris et Microsoft leur offriront un « suivi personnalisé ». Elles pourront utiliser des équipements de visioconférence et des salles de réunions mis à disposition par l'éditeur ; elles bénéficieront également « des contacts internationaux à forte valeur ajoutée de Microsoft ». Leurs dirigeants seront invités à des événements organisés par Microsoft afin de rencontrer des experts du développement, du marketing, des levées de fonds, des ressources humaines, etc. (notamment la Software Academy).

Rencontre avec les capital-risqueurs du programme Idees

Enfin, les start-up sélectionnées pourront êtres mises en relation avec les vingt-cinq capital-risqueurs du programme Idees (Initiative pour le développement économique des éditeurs de logiciels et des start-up). Lancée en 2006, par les deux mêmes acteurs déjà, cette initiative a notamment permis à une vingtaine de jeunes sociétés de rencontrer ces capital-risqueurs, qui ont dégagé près d'un million d'euros depuis juillet 2007. Autre volet de l'accord : favoriser le retour à l'emploi d'une centaine de chômeurs, jeunes Parisiens ou informaticiens allocataires du RMI, en leur offrant des formations. Une opération qui doit être bouclée dès la première année du partenariat. La mairie identifiera les candidats ; Microsoft, avec l'appui de centres de formation, présentera les métiers de l'informatique, proposera des formations et « mobilisera ses contacts » pour permettre les placement en entreprise.

Par ailleurs, il est prévu des formations aux outils Microsoft pour les animateurs des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). L'accord entérine également la création en 2009 d'un Centre sportif numérique à la Porte de Montreuil, dans le cadre d'un projet de réhabilitation du quartier. Ce centre mêlera des activités physiques et virtuelles, dont la pratique des jeux vidéo en réseau sur la plate-forme Xbox 360.

Pas d'abandon des logiciels libres

Le partenariat signé avec Microsoft remet-il en cause l'engagement de la mairie de Paris en faveur des logiciels libres ? « Je garde une totale indépendance dans mes orientations », a affirmé Bertrand Delanoë qui se dit favorable au « développement des logiciels libres et de la concurrence ». Rappelons qu'en mars 2007, la capitale a décidé de migrer son outil de gestion des marchés publics vers une plate-forme open source. Elle a également retenue des solutions libres pour équiper la moitié de son parc informatique. Et depuis deux ans, elle soutient l'événement Paris capitale du libre.


[modifier] « Le succès de Wordpress est celui du modèle open source »

LExpansion.com du 28 janvier 2008 http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=141270

Automattic, l'entreprise qui se cache derrière l'outil de publication de blogs Wordpress, vient de lever 29,5 millions de dollars. Preuve que le logiciel libre est bien compatible avec le capitalisme et les profits. Interview du PDG d'Automattic, Toni Schneider.

Dans la blogosphère, la ruée vers l'or continue. Automattic, l'entreprise qui se cache derrière le n°2 des outils de publication de blogs, Wordpress, vient de lever 29,5 millions de dollars supplémentaires. Un véritable pactole pour une entreprise virtuelle d'à peine 20 personnes, sans bureaux, mais qui "squattent" parfois ceux de leurs investisseurs à San Francisco. Si les spécialistes des blogs, comme le moteur de recherche spécialisé, Technorati, observent un certain ralentissement du secteur, celui-ci concerne manifestement moins Wordpress. La plate-forme compte en effet 2 millions de blogueurs actifs, 114 millions de visiteurs uniques par mois, et affiche une croissance mensuelle de plus de 10%. Explications de ce succès avec le Pdg suisse d'Automattic, Toni Schneider.

Comment expliquez-vous le succès de Wordpress?

Fondamentalement, notre succès est celui du modèle open source : depuis le début, le logiciel Wordpress est gratuit et son code est accessible à tous. C'est le modèle plus efficace pour développer des logiciels. L'open source réduit considérablement le temps et le coût de développement grâce à la communauté de passionnés qui se crée autour du logiciel. Tandis que les frais de commercialisation et de distribution se limitent à la bande passante utilisée par ceux qui téléchargent. Et si nos clients/utilisateurs/fans sont satisfaits alors ils paient pour des fonctionnalités supplémentaires ou du support technique. L'open source est aussi un modèle qui a fait ses preuves financièrement: nous sommes rentables depuis plusieurs années et nous venons de lever presque 30 millions de dollars supplémentaires cette semaine. C'est aussi grâce à l'open source que MySQL a reçu un milliard de dollars de Sun la semaine dernière. Enfin, Six Apart, notre concurrent direct, vient de changer de stratégie. Après plusieurs années de développement en logiciel "fermé", ils ont aussi décidé de mettre leur plate-forme Movable Type dans l'open source.

Pourquoi?

Pour moi, Six Apart n'avait pas d'autre choix. Ils n'arrêtent pas de perdre des parts de marché. Il y a quelques années encore, leur plateforme de blogging, Movable Type, était la plus populaire. Aujourd'hui, nous sommes loin devant. Il suffit de voir la liste Technorati des 100 blogs les plus consultés pour s'en persuader. 34% d'entre eux utilisent Wordpress contre seulement 16% pour Movable Type. De plus, notre communauté de développeurs se compte en dizaine de milliers: ils ajoutent de nouvelles fonctions via un système de plugins, corrigent les bogues, améliorent ou changent totalement l'interface utilisateur, assurent la traduction du logiciel en des centaines de langues, etc. Et tout ça, quasiment en temps réel.

Quelle différence faites-vous entre Automattic et Wordpress?

Automattic est l'entreprise fondée par les créateurs de Wordpress pour commercialiser des services autour du logiciel, comme notre plateforme de publicité en ligne. Tandis que Wordpress est la communauté open source qui travaille à améliorer le logiciel. La différence entre les deux entités peut paraître floue car les ingénieurs d'Automattic contribuent aussi au code de Wordpress. Mais c'est le seul moyen de garder le développement du logiciel indépendant de l'entité commerciale. Au travers d'Automattic, nous offrons notamment du support technique pour Wordpress, de la formation et du développement spécifique, que nous vendons par exemple aux grands sites Internet comme Fox, le New York Times ou Le Monde, et un service d'hébergement gratuit de blogs.

Qu'est-ce qui empêche une autre entreprise, comme Google par exemple, de commercialiser Wordpress?

Absolument rien. Et il en existe d'ailleurs beaucoup à travers le monde. Automattic est simplement la plus connue. Les grands sites Internet préfèrent venir nous voir s'ils veulent du support pour Wordpress. Tandis que notre service d'hébergement gratuit est très populaire et progresse de 10% par mois. Il est vrai aussi que nous avons été les premiers dans la communauté Wordpress à proposer de tels services et que nous disposons probablement des meilleurs experts de la plateforme. Mais notre cible reste le marché grand public. Si une entreprise veut héberger Wordpress dans son intranet, derrière un pare-feu, on l'oriente vers d'autres prestataires. Maintenant, pour en revenir à Google, ils ont déjà leur plateforme d'hébergement, Blogger, qui est aujourd'hui la numéro un du marché. Mais elle attire principalement des debutants. Notre objectif est d'attirer ces derniers une fois qu'ils ont goûté aux joies du blogging et qu'ils veulent aller plus loin. Wordpress est gratuit alors que l'équivalent chez Typepad coûte au moins 300 dollars par mois. De plus, on offre 3 giga-octets d'espace libre, contre un giga chez Google.

Qu'allez-vous faire de l'argent levé récemment?

Nous allons d'abord en verser une partie aux fondateurs et aux premiers actionnaires de l'entreprise. Ensuite, cela va nous permettre d'accélerer la croissance de l'entreprise, à la fois à l'international et en terme de produits. Nous travaillons par exemple sur plusieurs autres projets liés directement à Wordpress, comme le site communautaire Talkpress ou bien encore notre logiciel antispam Akismet. Mais on s'intéresse à tout l'univers de l'édition en ligne et je n'exclus pas de faire un wiki, par exemple.


[modifier] Les maisons de disques attendent le plan antipiratage avec impatience

01net. Par Arnaud Devillard à Cannes, 01net.

http://fr.news.yahoo.com/grp_test/20080128/ttc-les-maisons-de-disques-attendent-le-549fc7d_2.html

C’est encore loin d’être la fête, mais au moins, l’industrie du disque n’exclut pas de la faire prochainement. C’est ce qui ressort de la conférence de presse que donnait le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) au Midem de Cannes, ce lundi 28 janvier.

Le syndicat professionnel regroupant les majors du disque présentait, comme chaque année, le bilan de l’année écoulée. Comme évoqué il y a quelques jours, les ventes de CD baissent toujours, et ce, pour « la cinquième année consécutive », selon le directeur général du Snep, Hervé Rony. En 2007, le chiffre d'affaires a chuté de 17,4 %.

Mais « 2008 devrait être l’année de basculement vers des usages légaux ». Les ventes numériques ont atteint les 50,8 millions d’euros, soit une multiplication par six depuis 2004. C’est largement insuffisant pour compenser les pertes enregistrées sur le marché du CD, d’autant que les ventes de sonneries de mobile et de ringback tunes (musique qui remplace les tonalités d'appel) ont connu une progression nettement moindre en 2007. Mais l’industrie note une série de « facteurs encourageants » pour l’année à venir.

« Un optimisme mesuré »

Christophe Lameignère, président du Snep et PDG de Sony BMG en France, a admis « un optimisme mesuré dû à un changement d’état d’esprit, notamment chez les FAI, qui ont décidé de travailler avec nous, et du côté des pouvoirs publics, qui nous aident beaucoup et répondent à nos attentes ».

Comme il a déjà eu l’occasion de le faire savoir, le Snep croit beaucoup dans les propositions pour lutter contre le piratage contenues dans le rapport Olivennes, présenté par le président de la République fin novembre 2007. Il faudrait maintenant que « cela arrive vite et que cela soit fait de manière massive »continue le président du Snep. Allusion au mécanisme de réponse graduée qui permettrait à l’industrie du disque d’envoyer des messages d’avertissement aux internautes qui téléchargement illégalement.

Les maisons de disques semblent d’autant plus confiantes que la ministre de la Culture Christine Albanel a annoncé lors de sa conférence de presse d’ouverture du Midem, que le gouvernement travaillerait à mettre au point un avant-projet de loi début février, pour un examen au Parlement au printemps. Autre source de satisfaction : le refus clair de la ministre de voir s’instaurer en France un mécanisme de licence globale, alors même que cela faisait partie des propositions de la commission Attali sur la relance de la croissance. « Ce n’est pas Attali qui fait le gouvernement, heureusement pour nous », s'est réjoui Christophe Lameignère.

La question de l'abandon des DRM

La licence globale n’est pas le seul sujet sensible récurrent. Les verrous numériques (DRM) et surtout leur éventuel abandon, sont revenus sur le tapis, sauf que les majors semblent bien moins rivées sur leurs positions. « L’abandon des DRM n’est pas une fin en soi. On n’a pas encore mesuré si les retirer peut dynamiser les ventes », considère Christophe Lameignère. Pour l’instant, [retirer les DRM, NDLR] c’est juste un moyen d’obtenir l’interopérabilité. Ce n’est pas seulement un problème d’industrie, c’est aussi un problème commercial ». Sous-entendu : il n’y a pas de position commune, à chaque major de se déterminer. L’année 2007 a vu une à une les majors renoncer à leurs mesures de contrôle de la copie mais en ordre dispersé, parfois dans le cadre d’opérations restreintes ou expérimentales. Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music France, a tenu à cette précision : « Nous sommes convaincus que l’avenir de la musique passera par des formules d’abonnement. Or l’abonnement passe obligatoirement par des DRM. On est en train, tous, de faire des tests. Mais je ne pense pas que l’avenir de la musique numérique soit un avenir sans DRM ».

En tout cas, l’industrie du disque se remet à parler d’avenir, en termes concrets. C’est un signe.


[modifier] Nokia va s'offrir Trolltech pour 104 millions d'euro

PCINpact Par Nil Sanyas PCINpact - Lundi 28 janvier, 15h38

http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20080128/ttc-nokia-va-s-offrir-trolltech-pour-104-c2f7783_1.html

Le Finlandais Nokia vient d'annoncer qu'il allait mettre la main sur une autre entreprise scandinave, Trolltech. L'entreprise norvégienne, très connue pour son fameux Qt (et Qtopia), est en partenariat avec de nombreuses sociétés, dont Opera, NVIDIA, Toshiba, Texas Instruments, Nec, BitRock, RealNetworks, MySQL, Nero, Sun, Novell, Skype, Google, etc.

Cette acquisition (OPA), qui devrait se négocier autour de 104 millions d'euros, permettra ainsi au géant de la téléphonie mobile « d'accélérer sa stratégie dans les plateformes logicielles pour les appareils mobiles et les applications de bureau, et de développer ses services sur internet ».

Nokia, grâce à ce rachat, confirme ses ambitions de relier un maximum possible le monde de la téléphonie, d'internet et du PC. En effet, l'année dernière, via sa plateforme Ovi, Nokia annonçait souhaiter vendre sur ses téléphones mais aussi sur PC des jeux vidéo, de la musique, et un service de cartographie. Trolltech, de part ses compétences, ses partenariats et son développement (plus de 10 millions d'appareils mobiles), était donc la cible parfaite pour Nokia. Nokia, dans son communiqué commun avec Trolltech, précise qu'il compte bien accélérer les parts de marché de Qt, tout en rassurant la communauté open-source contribuant au développement de Qt. Cette dernière ne sera pas abandonnée.

L'acquisition sera effective lors du deuxième trimestre 2008, s'il n'y a pas de problème particulier, à savoir si les instances de régulation n'émettent pas un avis négatif, tout comme les actionnaires de Trolltech.


[modifier] Nouvelle fin de non-recevoir pour la licence globale

01net. Par Philippe Crouzillacq, 01net. - Lundi 28 janvier, 15h26

http://fr.news.yahoo.com/grp_test/20080128/ttc-nouvelle-fin-de-non-recevoir-pour-la-549fc7d_2.html

La proposition faite par la commission Attali d'instaurer un mécanisme similaire à celui de la licence globale pour rémunérer les artistes en contrepartie des téléchargements effectués par les internautes semble avoir fait long feu.

La semaine dernière, cette commission de réflexion mise en place pour « libérer la croissance » avait remis au goût du jour cette idée, en préconisant que les FAI versent une contribution en échange d'une légalisation de la circulation des fichiers en peer to peer. La ministre de la Culture vient d'opposer une fin de non-recevoir à cette recommandation.

En ouverture de l'édition 2008 du Marché international du disque et de l'édition musicale (Midem) de Cannes, Christine Albanel a qualifié cette proposition de « fausse piste », précise l'AFP, en expliquant qu'elle « n'avait fait l'objet d'aucune concertation préalable avec son ministère ni (…) avec les professionnels ».

L'échec de la loi DADVSI

Christine Albanel a indiqué qu'elle proposerait au Président de la République « de ne pas retenir cette proposition » qui, selon elle, « n'a pas beaucoup de chance d'aboutir ». Elle n'aura pas de mal à convaincre Nicolas Sarkozy, lui-même fermement opposé à toute idée de licence globale. La ministre de la Culture a également profité de son passage sur la Croisette pour annoncer l'examen au printemps par le Parlement d'un projet de loi dit « antipiratage ».

L'arrivée de ce nouveau texte prouve s'il en était encore besoin que l'adoption à l'été 2006 de la loi dite « DADVSI » (droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information) n'aura pas suffit à régler l'épineuse question du téléchargement illégal des contenus.

Le futur projet de loi devrait reprendre les conclusions de la mission Olivennes, dont les travaux avaient débouché sur les accords de l'Elysée signé le 23 novembre dernier. Le nouveau dispositif prévoit, entre autres, la mise en place d'une procédure de « riposte graduée » contre le piratage – l'envoi de messages d'avertissement avant suspension, puis résiliation de l'abonnement à Internet – qui sera du ressort d'une autorité administrative indépendante : l'Autorité de régulation des mesures techniques ou ARMT.

« Je proposerai au Parlement de la rebaptiser Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet », a également indiqué Christine Albanel.


[modifier] Amazon internationalisera son service de MP3 sans DRM

PCINpact Par Nil Sanyas PCINpact - Lundi 28 janvier, 11h46

http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20080128/ttc-amazon-internationalisera-son-servic-c2f7783_1.html

Si 2007 a rimé avec mort prématurée des DRM, Amazon compte bien versifier cette année avec concurrence. Outre-Atlantique, Apple et iTunes Store subissent déjà depuis quelques mois une bataille féroce de la part d'Amazon MP3, ce dernier proposant notamment une large offre de morceaux dépourvus de DRM, compatibles avec tous les baladeurs du marché et à un prix standard de 0,99 dollar (voire 0,89 dollar). Or cette rivalité, pour l'instant confinée aux États-Unis, pourrait bien traverser les océans selon un communiqué du principal intéressé, publié hier.

« Nous avons reçu des milliers de courriels du monde entier nous demandant quand mettrons-nous en ligne Amazon MP3 en dehors des États-Unis », a ainsi avoué Bill Carr, vice-président de la branche Musique Numérique d'Amazon.com, précisant que toute la société « était heureuse d'annoncer aujourd'hui à ses clients qu'Amazon MP3 allait s'internationaliser cette année ».

Fort d'un catalogue composé de plus de 270 000 artistes, de 33 000 labels indépendants, des quatre grandes majors de la planète, pour un total de 3,3 millions de morceaux différents, Amazon est devenu en quelques mois, depuis septembre 2007, un sérieux concurrent pour iTunes.

Présent en France, au Canada, en Allemagne, au Royaume-Uni, mais aussi au Japon et en Chine, Amazon a de fortes chances de proposer son service de musique en ligne dans ces pays en priorité, même si le libraire virtuel n'a donné aucune précision à ce jour.


[modifier] P2P : Albanel détaille la riposte graduée, une loi avant l'été

Rédigé par Marc Rees le 28 janvier 2008

http://www.pcinpact.com/d-116-1-Albanel-P2P-Olivennes.htm

Lors de son discours d’introduction au Midem, la ministre de la Cultrure a dévoilé les suites juridiques à la mission Olivennes. Estimant à un milliard, le nombre de fichiers piratés - films et musique –en France en 2006, Christine Albanel estime qu’il y a une urgence impérieuse à colmater la brèche. « Nous devons faire [du piratage] un risque inutile » a estimé Christine Albanel, reprenant là l’une des idées maîtresses de Denis Olivennes dans son rapport.


p.1 La Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet p.1 Fonctionnement de la riposte graduée p.2 Une riposte en trois actes p.2 Le calendrier est prêt p.2 Des artistes mieux protégés, peut-être plus longtemps p.2 La taxe sur les iPhones et assimilés, voulue par le gouvernement


L’accord Olivennes du 23 novembre a été signé par 45 entreprises ou organismes représentatifs dont des acteurs de la musique, du cinéma, de la télévision et de l’Internet. Il veut permettre d’une part de faciliter l’émergence d’une offre légale (essentiellement la fin des DRM) et surtout lutter contre le piratage.

Ce rapport a fait sien un projet qui fut défendu dans le passé par l’industrie du cinéma : la riposte (ou échelle) graduée. Pris en flagrant délit de téléchargement, l’internaute recevra un premier courrier. S’il persiste, la mesure ira jusqu’à la suspension d’abonnement voire la coupure de la ligne pour les plus récalcitrants. Le mécanisme fait ainsi l’économie de la justice, aux décisions toujours très hasardeuses, car très éloignées des préoccupations subjectives du secteur.

La Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet

Albanel indique ainsi que ce sera l’Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT), créée par la Dadvsi pour gérer les questions d’interopérabilité et de copie privée, qui sera chargée d’organiser cette riposte. Ce point était jusqu’alors inconnu. La ministre souhaite qu’elle soit rebaptisée « Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet ».

Pour rappel, l’Autorité a été installée en avril 2007, et est composée de six membres, nommés par décret pour un mandat de six ans « sur proposition des responsables de leurs organismes d’origine, conformément à la loi, afin de garantir l’indépendance de cette Autorité ».

Son actuelle composition ne devrait pas changer. On y trouve outre Jean Musitelli, conseiller d’Etat, Marie-Françoise Marais, conseillère à la Cour de Cassation, Patrick Bouquet, conseiller-maître à la Cour des comptes, Christian Saguez, président de la commission des Technologies de l’Information et de la Communication de l’Académie des Technologies, l’omniprésent Pierre Sirinelli, membre du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique.

livre blanc Ce personnage a participé au livre blanc du SNEP contre le piratage et s’est vu confier en octobre 2007, une discrète mission par la ministre de la Culture afin de savoir s’il était possible de responsabiliser tous les prestataires internet, hébergeurs et FAI, sur le contenu qui transite dans leur main… Dans cet organisme, n'oublions pas la présence de Tristan d’Albis, encore président de la commission de la rémunération pour copie privée (commission d’Albis), celle-là même qui vote actuellement la taxe pour copie privée sur les téléphones un peu trop doués pour les fichiers multimédias.

Fonctionnement de la riposte graduée

La ministre a également décrit comment cette autorité fonctionnera : ce sont les créateurs dont les œuvres auront été piratées qui pourront la saisir. Ce qui tombe très bien : la loi sur la lutte contre la contrefaçon d’octobre 2007, organise la possibilité pour les groupements privés de défense des intérêts des auteurs de s’autosaisir juridiquement : ils peuvent enquêter activement sur la matérialité des infractions, amasser des preuves, alerter ses membres victimes et au final porter plainte en justice sur la base d’un dossier à charge.

Un méli-mélo qui avait suscité des craintes de sénateurs, quelque peu dérangés par la « confusion des genres » et un risque « de justice privée ». (art.33 de la loi).

Du côté des actions techniques, le climat est tout aussi radieux puisque contrainte par le Conseil d ‘Etat, la Cnil a autorisé la traque en masse des fichiers pirates sur les réseaux P2P. Les ayants droit nous ont ainsi confié que les prochains mois serviront d’ailleurs à tester d’une manière coordonnée ces traques aux pirates (voir par exemple, le cas de la SPPF).

Une riposte en trois actes

Dans la première marche de la réponse graduée, cette autorité dite indépendante « commencera par envoyer aux pirates des messages d’avertissement qui seront personnalisés. Si le pirate récidive, l’autorité prendra alors des sanctions adaptées : la suspension de l’abonnement Internet, puis sa résiliation assortie d’une interdiction de se réabonner pendant une période déterminée ». Une liste noire des mauvais abonnés devrait empêcher tout réabonnement de ligne chez un FAI concurrent, ce qui coupera de l’ADSL tout un foyer.

Outre ce travail d’écrémage, les FAI se sont engagés à expérimenter des dispositifs de filtrage et de reconnaissance des contenus. Les travaux de Pierre Sirinelli pourront ici s’alimenter des résultats de ces tests puisque l’intéressé, nous le disions, estime possible la responsabilisation des FAI sur le contenu échangé par les abonnés.

Le calendrier est prêt

Le calendrier est en tout cas prêt : une réunion aura lieu dans quelques jours avec tous les signataires du rapport Olivennes. Enfin, un projet de loi sera déposé, après examen au Conseil d’État, sur le bureau du Sénat au tout début du printemps. « Le Parlement disposera ainsi de tout le temps nécessaire pour en débattre sereinement en vue de son adoption avant l’été ». Elle confirme ce qui fut dit fin 2007 quand la ministre de la Culture indiquait que « le dispositif législatif sera présenté au premier trimestre 2008, pour adoption avant l’été ». Elle précisait même: « Nous préparons parallèlement les décrets d’application pour aller vite ». Quel sera donc la place du débat, si les textes d’application sont déjà prêts ?

Des artistes mieux protégés, peut-être plus longtemps

Comme autre train de mesures annoncées, Mme Albanel a indiqué qu’elle souhaitait consolider les rémunérations des artistes et des producteurs, en s’attaquant au problème de la durée des droits des artistes interprètes et des producteurs (harmonisée à cinquante ans pour les États membres de l’Union européenne). « Je rappelle qu’elle varie de soixante à quatre-vingt-quinze ans dans des pays aussi importants pour la culture musicale que les États-Unis ou le Brésil. Aujourd’hui, des pans entiers du fonds de catalogue des années 1950 et 1960, représentant une part significative du patrimoine national dans le domaine des variétés, tombent progressivement dans le domaine public. Et cela, alors même que les interprètes de ces oeuvres sont encore vivants et que les enregistrements continuent d'être exploités ».

La taxe sur les iPhones et assimilés, voulue par le gouvernement

La ministre veut également mener une réflexion sur la modernisation et l’amélioration de la rémunération pour copie privée. « Les techniques et les supports de la copie privée ont en effet beaucoup évolué depuis 1985. J’ai veillé à ce que l’assiette de la rémunération prenne en compte cette évolution et soit étendue aux supports de copie les plus récents ».

La ministre mentionne que « les auteurs, les artistes interprètes et les producteurs doivent être également rémunérés au titre des copies privées qui sont réalisées au moyen des téléphones multimédias : l’assujettissement de ces appareils est à l’étude et devrait être mis en œuvre rapidement ». La ministre reconnaît ainsi que les mesures nécessaires ont été prises pour que la taxe iPhone soit décidée (le vote tombera le 19 février selon nos informations). Une petite phrase qui montre combien cette commission est sensible aux vœux de la ministre, elle-même très en harmonie avec ceux des ayants droit.


[modifier] Attention, l'humanité perd la mémoire

par Franck Laloë, Le Monde du 26-01-2008

Sur la pérennité des systèmes d'information. En n'abordant que le problème des formats physiques, l'auteur ne fait visiblement qu'effleurer le sujet.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/01/26/attention-l-humanite-perd-la-memoire-par-franck-laloe_1004007_3232.html

Les techniques numériques sont idéales pour stocker l'information : compacité, gain de place, facilité des recherches, communication à distance quasi instantanée, recopie presque sans frais et strictement à l'identique, etc. Il n'est donc pas étonnant que la mémoire de l'humanité soit devenue de plus en plus numérique, qu'elle concerne l'information administrative, artistique, médicale, scientifique... Et pourtant, le numérique est un colosse à la mémoire d'argile : il oublie l'information avec une rapidité insoupçonnée de la plupart de nos contemporains. Aucune raison fondamentale à cela, si ce n'est la négligence de notre société à développer des technologies adaptées.

Chacun sait que l'évolution constante des formats d'écriture et des lecteurs numériques, le changement des standards font que, rapidement, il devient impossible de se procurer le matériel nécessaire à la lecture d'un enregistrement ancien. Un exemple est la disparition presque totale du format DAT, alors qu'il a dominé la prise de son musicale pendant des années.

Mais il y a encore plus grave : les supports sur lesquels est inscrite l'information numérique sont constamment rongés de l'intérieur par le temps ; même si on conservait tout ce qu'il faut pour les lire, l'information disparaîtrait tout aussi inexorablement ! Les bandes magnétiques vieillissent en une dizaine d'années, et la seule façon de conserver les informations est de les recopier sur une bande plus neuve, etc., ad infinitum. C'est ce que font les grandes bibliothèques pour conserver leurs données ; mais si la recopie est oubliée pendant un certain temps, tout est perdu. Compte tenu des coûts d'une telle opération, sommes-nous sûrs, par exemple, que toutes les informations scientifiques récoltées par la NASA sont bien sauvegardées, même si beaucoup n'ont jamais été encore utilisées et peuvent un jour se révéler précieuses ?

Les disques durs, eux, reposent sur un principe physique un peu analogue aux bandes magnétiques : si leur rapidité d'accès est indéniable, pour la longévité, ils ne font guère mieux. De fait, jamais, dans toute son histoire, l'humanité n'a utilisé de techniques aussi instables pour enregistrer ses données.

Et les CD enregistrables, dira-t-on ? N'avons-nous pas vu il y a quelques années une publicité dans Le Monde sur le thème "Enregistrez sur CD-R vos photos pour l'éternité" ? Publicité mensongère s'il en est, car, dans la réalité, beaucoup de CD enregistrables ont une durée de vie de seulement quelques années. On cite parfois une moyenne d'environ cinq ans, avec d'énormes fluctuations : certains CD-R deviennent illisibles en un an ou deux, d'autres dépassent dix ans.

Et où est la longévité des photos traditionnelles sur papier ? Pour les DVD enregistrables, ce n'est pas mieux. Quant à la nouvelle génération des DVD haute définition, aucun des grands standards (HD-DVD et Blu-Ray) n'a été conçu particulièrement pour résister au temps. Sous la pression commerciale, la seule chose qui prime est la densité d'information ; comme toujours, la longévité a été "oubliée".

Et pourtant, les faits sont là : tout patrimoine numérique abandonné à lui-même, ne fût-ce que cinq ou dix ans, risque d'être définitivement perdu. Certes, il est très louable de rétro-numériser des documents de toute nature, mais à quoi bon si le résultat de cet investissement risque de disparaître rapidement ?

Le domaine médical est concerné : quand les médecins stockent des images d'examens importants, quand les dentistes font des radios dentaires afin de pouvoir suivre l'évolution de leurs patients à long terme, savent-ils que ces photos sont enregistrées sur des CD qui risquent de n'être plus lisibles dans quelques années ? Quant à tous ceux d'entre nous qui numérisent leurs souvenirs de famille dans l'espoir de les transmettre à leurs enfants et aux générations futures, réalisent-ils que ce patrimoine familial se décompose un peu plus chaque année ? On peut craindre dans quelques années de grandes difficultés dans bien des branches de l'activité humaine si le problème n'est pas pris à bras-le-corps pendant qu'il est encore temps. L'humanité perd la mémoire.

Rien sur le plan technique n'empêche pourtant d'imaginer des disques optiques numériques qui aient une bonne stabilité. On peut même rêver de l'apparition d'un "standard longue durée" de support numérique optique dont, on peut le penser, les clients publics et privés seraient nombreux. Il faut juste pour cela un standard suffisamment ouvert et des prix raisonnables, ce qui n'est pas le cas des quelques tentatives isolées en ce sens (disques UDO par exemple). Les rares CD-R "archivage" proposés sur le marché n'ont pas fait l'objet de contrôles indépendants. Non seulement ce standard n'existe pas pour le moment mais, pire, rien ne nous assure qu'il soit en train d'émerger.

Comment en sommes-nous arrivés à une telle régression, alors que les parchemins du Moyen Age ou les tablettes cunéiformes assyriennes ont traversé des dizaines de siècles ? Notre civilisation de consommation n'est pas armée pour traiter ce type de problème.

Ce qui paraît vendeur aux fabricants de supports d'enregistrement, de graveurs et de lecteurs semble avoir été jusqu'à maintenant la capacité de stockage et la vitesse d'enregistrement. Les forces du marché paraissent à elles seules incapables de développer un support d'enregistrement qui prenne en compte la nécessité impérieuse d'une conservation à long terme, comparable à celle d'un document écrit sur papier (quelques siècles). La seule chance de progresser dans ce domaine semble donc être que les pouvoirs publics prennent l'initiative de stimuler une action.

Le sujet n'est pas particulièrement difficile sur le plan technique, surtout si on le compare à d'autres défis technologiques sociétaux actuels. Les quelques laboratoires publics qui s'intéressent à ce problème se heurtent au fait qu'il n'est pas considéré comme prioritaire. Si l'on veut que les forces du public et du privé s'allient enfin sur ce dossier urgent, il faut une prise de conscience du grand public. Chacun doit comprendre les enjeux, et qu'on n'attende pas dix ou vingt ans pour constater que les témoignages d'une génération ont disparu. Les chercheurs eux-mêmes doivent s'en préoccuper, eux qui accumulent tant de données qu'il convient de conserver, par exemple celles des grands accélérateurs de particules dont le prix est énorme et que personne n'entend perdre. Espérons que le problème ne sera pas mis sous le boisseau pendant plus longtemps !